Warcraft  posté le jeudi 29 décembre 2005 11:19

Blog de warcraft04 :Wacraft, Warcraft
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L'histoire  (Histoire) posté le jeudi 29 décembre 2005 11:21

Warcraft - Les Titans et l'agencement du monde

warcraft titan Nul ne sait au juste comment l'univers de warcraft est né. Selon certains, une gigantesque explosion cosmique a envoyé les mondes infinis tourbillonner dans les espaces immenses du Grand Néant. Ces mondes allaient un jour porter la vie dans une immense et impressionnante diversité. D'autres pensent que l'univers, tel qu'il existe aujourd'hui, a été créé par un être tout-puissant. On reste sans explication définitive quant aux origines de l'univers chaotique, mais il est certain qu'une race d'êtres puissants s'est dressée pour donner une forme aux différents mondes et pour assurer un avenir aux êtres qui suivraient leurs traces.

warcraft the titansLes colossaux Titans, dieux à peau métallique venus des confins du cosmos, commencèrent à façonner les mondes qu'ils rencontraient. Ils élevèrent de hautes montagnes et drainèrent de vastes océans. Ils bâtirent des cieux et des atmosphères de leur souffle dans le but impénétrable de créer l'ordre dans le désordre. Ils donnèrent même une certaine puissance à des races primitives pour entretenir leur travail et maintenir l'intégrité de leurs mondes respectifs. Chaque titan, dirigé par une secte d'élite nommée le Panthéon, mit en ordre des millions de mondes disséminés dans le Grand Néant pendant les premiers âges de la création.

Le bienveillant Panthéon, cherchant à sauvegarder les mondes structurés, restait vigilant aux possibles attaques des viles créatures extra-dimensionnelles du Néant Distordu. Il s'agissait d'une dimension éthérée faite de magie chaotique qui connectait les myriades de mondes de l'univers. Il abritait un nombre infini d'êtres démoniaques et maléfiques qui ne cherchaient qu'à détruire la vie et dévorer les énergies de l'univers vivant. Les Titans, au cœur pur et altruiste, incapables de concevoir le mal sous quelque forme, luttèrent pour mettre fin à la menace constante des démons.

Warcraft - Sargeras et la Trahison

warcraftPour combattre les entités démoniaques qui avaient trouvé leur chemin vers les mondes des Titans depuis le Néant Distordu, le Panthéon élut le plus grand guerrier, Sargeräs, et lui confia la charge de défendre le bien. Sargeräs, noble géant de bronze fondu, remplit sa tâche pendant d'innombrables millénaires, cherchant et détruisant les démons partout où il pouvait les trouver. Par delà les éons, Sargeräs rencontra deux races démoniaques puissantes, toutes deux régies par l'appétit de puissance et désireuses de dominer l'univers physique. Les Eredar, race sournoise de sorciers démoniaques, utilisèrent leur magie impie pour réduire en esclavage de nombreux mondes qu'ils avaient envahis. Les races indigènes de ces mondes furent transformées par les pouvoirs chaotiques des Eredar et devinrent elles-mêmes démoniaques. Les pouvoirs presque sans limite de Sargeräs étaient bien suffisants pour détruire les ignobles Eredar, mais le Titan fut troublé par la corruption de ces créatures et par le Mal qui consumait tout sur son passage. Incapable de comprendre cette dépravation et cette malveillance, le grand Titan tomba dans une dépression sans fin. En dépit de son malaise grandissant, Sargeräs chercha à débarrasser l'univers des sorciers à jamais, en les enfermant dans une cellule de vide au cœur du Néant Distordu.

clan warcraftAlors que sa confusion et sa dépression s'approfondissaient, Sargeras dut faire face à une autre tentative massive pour perturber l'ordre des Titan. Les Nathrezim, une race obscure de démons vampiriques (également connus sous le nom de Seigneurs de l'effroi dans warcraft III), apparurent dans le but de conquérir un monde populeux en possédant ses habitants et en les transformant en ombres. Les immondes comploteurs avaient dressé des nations les unes contre les autres en les manipulant par la défiance et la haine aveugle. Sargeras vainquit les Nathrezim facilement, mais il fut profondément affecté par leur corruption. Le noble Sargeras, incapable de lutter contre les doutes et le désespoir frénétiques qui accablaient sa raison, perdit sa foi non seulement en sa mission mais aussi en la vision d'un univers ordonné élaboré par les Titans. Sargeras commença à croire que le concept même d'ordre était pure démence, et que le chaos et la dépravation étaient les seuls absolus dans le vaste univers sombre et solitaire. Les autres Titans tentèrent de le convaincre de son erreur et de mettre du baume au cœur meurtri, mais il repoussa leurs arguments comme de simples illusions. Sargeras quitta leurs rangs pour toujours afin de trouver sa propre place dans l'univers. Le Panthéon fut attristé de son départ mais ne pouvait imaginer ce qu'il adviendrait de lui.

Tandis que la folie de Sargeras détruisait les derniers vestiges de son noble esprit, il commença à penser que les Titans étaient les vrais responsables de l'échec de la création. Il décida finalement de détruire leur labeur à travers tout l'univers et il commença à rassembler une armée invincible qui nettoierait l'univers physique par le feu. Même la forme gigantesque de Sargeras fut transformée par la corruption qui gangrenait son cœur naguère noble. Ses yeux, ses cheveux et sa barbe devinrent des foyers ardents et sa peau de bronze s'ouvrit pour révéler une fournaise sans fin de fureur et de haine. Dans sa folie, Sargeras ouvrit la prison des Eredar et des Nathrezim et libéra les infâmes démons. Rusés, les démons s'inclinèrent devant la colère sans borne et le pouvoir du Titan, s'offrirent à lui et lui promirent de le servir de toutes les manières qu'ils pourraient.

Kil’jaeden dans warcraftDans les rangs des puissants Eredar, Sargeras choisit deux champions pour commander son armée démoniaque destinée à détruire. Kil’jaeden le Trompeur fut choisi pour trouver les races les plus sombres de l'univers et les attirer dans l'ombre de Sargeras. Le second champion, Archimonde le Profanateur (à découvrir lors des campagnes de warcraft reign of chaos), fut choisi pour conduire les vastes armées de Sargeras au combat contre quiconque se dresserait contre le Titan noir. Le premier acte de Kil’jaeden consista à placer les Seigneurs de l'effroi sous son terrible pouvoir. Les Seigneurs de l'effroi devinrent ses agents préférés et sa garde d'élite à travers l'univers. Ils prenaient plaisir à leur travail, qui consistait à trouver des races primitives susceptibles d'être corrompues par leur maître. Le premier des Seigneurs de l'effroi était Tichondrius le Sombre (dans warcraft III vous aurez l'opportunité de conduire ses troupes pour la gloire du fléau). Tichondrius était un soldat parfait pour Kil’jaeden et accepta de porter la volonté embrasée de Sargeras jusqu'aux confins de l'univers. Le puissant Archimonde utilisa également ses propres agents. Il fit appel aux maléfiques Seigneurs des abîmes et à leur abject dirigeant, Mannoroth, espérant forger une élite de combat capable de tuer toute vie dans la création. Sargeras, voyant que ses armées étaient rassemblées et prêtes à suivre ses ordres, lança ses forces tempétueuses dans les immenses étendues du Grand Néant. Il décida de nommer son armée sans cesse plus nombreuse la Légion ardente. On ne sait toujours pas à ce jour combien de mondes ont été consumés et brûlés dans cette croisade impie à travers l'univers.

Warcraft - L'agencement d'Azeroth

Ignorant apparemment que Sargeras cherchait à défaire leur gigantesque travail, les Titans continuèrent à se déplacer de monde en monde, mettant en ordre et façonnant chacun d'entre eux comme il leur paraissait convenable. Au cours de leur voyage, ils arrivèrent sur un petit monde que ses habitants appelleraient plus tard Azeroth. Les Titans progressèrent au travers de son paysage chaotique primordial en croisant la route de nombreux êtres élémentaires hostiles. Les élémentaires, qui adoraient les êtres maléfiques et insondables connus sous le nom de Dieux Anciens, firent le vœu de repousser les Titans et de préserver leur monde de leur main métallique.

Le Panthéon, troublé par le penchant des Dieux Anciens pour le mal, envoya ses forces pour combattre les élémentaires et leurs maîtres noirs. Les élémentaires se battirent férocement, mais leurs pouvoirs ne pouvaient contenir les puissants Titans. Le Panthéon détruisit les citadelles des Dieux Anciens et enchaîna les cinq êtres abjects loin sous la surface de la terre. Le pouvoir des Dieux Anciens n'attachant plus leurs esprits bouillonnants au monde physique, les élémentaires se dissipèrent et retournèrent à l'argile première. Une fois les élémentaires disparus, la nature s'apaisa et le monde devint paisible et harmonieux. Les Titans, s'avisant que la menace avait disparu, se mirent au travail.

orc warcraft Les Titans donnèrent pouvoir à de nombreuses races de les aider à façonner le monde. Pour les aider à drainer les cavernes impénétrables sous la terre, ils créèrent les Nains à partir d'une pierre vivante et magique. Pour les aider à contenir les mers et à séparer la terre de l'océan, ils créèrent d'immenses géants des mers, de tempérament doux. Pendant longtemps, les Titans transformèrent et bâtirent la terre, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un continent parfait. Au centre du continent, les Titans creusèrent un lac d'énergies scintillantes. Ils le nommèrent Puits d'éternité. Il devait devenir une fontaine de vie pour le monde. Ses puissantes énergies devaient nourrir la structure du monde et permettre à la vie de s'épanouir dans l'humus riche de la terre. Peu à peu, plantes, arbres, monstres et créatures diverses commencèrent à peupler le continent primordial. Lorsque le crépuscule tomba sur leur dernier jour de travail, les Titans nommèrent le continent Kalimdor : la "terre de l'éternelle lumière".

Contents que le petit monde ait été ordonné et que leur travail soit accompli, les Titans se préparèrent à quitter Azeroth. Mais, avant de partir, ils décidèrent de donner aux plus grandes espèces nouvelles du monde le pouvoir de surveiller Kalimdor contre toute menace possible. Chaque membre restant du Panthéon donna une partie de sa puissance aux cinq grands Dragons qui s'éveillèrent en cet âge mythique. Alexstrasza la Porteuse de vie, Malygos le Tisseur de sort, Ysera la Rêveuse, Nozdormu l'Eternel, et Neltharion le Gardien reçurent de grands pouvoirs des Titans et furent chargés de la défense du monde. Les Dragons étaient prêts à défendre cette nouvelle création et les Titans quittèrent Azeroth pour toujours. Malheureusement pour eux, et pour le petit monde qu'ils venaient de façonner, Sargeras finirait un jour ou l'autre par découvrir son existence...
Les races de World of Warcraft
C'est ainsi que naquit l'univers de warcraft que vous avez pu découvrir depuis le premier opus de warcraft jusqu'au dernier dans warcraft III reign of chaos et son extension warcraft frozen throne. Très prochainement vous pourrez même prendre part à ce monde virtuel en vous plongeant dans le nouvel MMORPG que nous a concocté Blizzard : world of warcraft !


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La suite  (Histoire) posté le jeudi 29 décembre 2005 11:22

La chute du Royaume d'Azeroth
(contée par la gardienne de Tirisfal)

Aegwym - WarCraft III

Je me nomme Aegwyn, et voici mille ans que j'écume toutes les contrées de ce monde, me consacrant entièrement à la sauvegarde de ces peuples et de leurs terres tentant de les protéger des puissantes tentacules des Ténèbres de l'au-delà. J’ai regardé vaincre les plus puissants des souverains, puis j'ai assisté à leur perte, j'ai vu les esprits les plus nobles accomplir les plus louables actions, comme j'ai vu les plus fourbes fomenter en secret et conspirer contre l'humanité.

Mais je n'ai que récemment été impliquée directement dans les affaires Humaines. Depuis la nuit des temps, mon ordre est chargé de protéger les mortels Humains des mystères des Ténèbres de l'au-delà, de les épargner des atroces maléfices de ces mondes d'ailleurs. Les pouvoirs qui nous furent conférés pour combattre les forces noires de l'Enfer sinueux sont immenses, et notre longévité excède même celle des Elfes. Une lourde contrepartie fut exigée pour l'obtention de ces considérables pouvoirs le gardien n’a pas le droit d'intervenir dans le monde des Humains avant que ne soit venu le moment de trouver un successeur digne d’assurer la charge de Gardien.

Ainsi ai-je procédé. Moi - Aegwyn, ultime Gardienne de l'ordre de Tirisfal, j’ai jugé que mon heure était arrivée. Le Royaume d'Azeroth avait vu par quarante deux fois les arbres perdre leur manteau de verdure depuis que pour la première fois je pénétrais en ses terres pour quérir l'illusionniste Nielas Aran. C'est lui que j'avais choisi pour engendrer l'héritier de mes pouvoirs. Ce mortel n’était pas dénué de talent pour la magie, et je pensais qu'il serait le père idéal pour mon enfant, je ne me trompais point.

Medhiv - Warcraft IIIIl me donna un fils, qui naquit en automne de l'an de grâce 559, je lui donnai le nom de Medvih - le gardien des secrets dans la langue antique des Elfes je lui transmis tout mon savoir, tous mes pouvoirs pendant la première année de sa vie. Mais j'avais au plus profond de son âme enfoui ces secrets qui ne se révéleraient à lui qu'au jour où il atteindrait la maturité nécessaire. Je pensais alors avoir accompli mon devoir en ce monde, je confiai mon fils aux bons soins de la famille de son père et m’apprêta à passer sur l'autre rive…

De loin pourtant je veillais sur lui, je le regardais grandir, je pensais que l'altruisme généreux de Tirisfal le guiderait dans ses choix et l’aiderait à tempérer son cœur et à élever son esprit jusqu à le rendre digne de réaliser ce que je pensais être son destin. Prendre ma succession et devenir a son tour Gardien.

La veille du jour de ses treize ans, les pouvoirs enfouis au plus profond de son âme s'éveillèrent incapables de faire face à la violence des énergies cosmiques qui déferlèrent en lui, Medvih fut victime d'un choc psychique très traumatisant. La bonté des pères du clergé de Northshire lui rendit la paix. Ils prirent en effet mon enfant sous leur protection pendant six longues années et apporteront soins et réconfort à son corps meurtri.

Medvih finit par revenir à la vie, en pleine possession sembla t-il de ses pouvoirs et de ses facultés. Pourtant, malgré la façade confiant presque arrogante qu'il offrait au regard des autres, je sentais bien, moi, que mon fils portait en lui une chose maléfique et corrompue. Les forces de l'Enfer sinueux avaient perverti la sagesse et les pouvoirs qu'il avait reçu à la naissance en atteignant la partie Humaine en lui. Son âme était devenue mauvaise et le resterait à jamais.

Il fallut attendre la première vague d'assaut des affreuses créatures que sont les orcs pour que je prenne réellement la mesure du danger que représentait mon fils…

Démon des enfers de warcraft
Medvih décida d'explorer les limites du pouvoir de manipulation que lui conféraient les énergies magiques qu'il s'était vu confié si brutalement. Bravant les interdits, il se plongea dans la science nécromantique, se mit en tête de comprendre les mystères de la vie et de la mort. Il pactisa avec les Démons des sphères inférieures, utilisant leurs facultés pour renforcer les siennes. Il devenait chaque jour plus avide de pouvoir, chacun de ses succès l'entraînant un peu bas dans les abysses de la folie. Il explora les lointaines sphères astrales, sonda les mystères des Ténèbres de l'au-delà. C'est alors qu'il errait dans le tourbillon sans fin de ses hallucinations cosmiques que Medvih traversa pour la première fois l'infranchissable frontière du monde de l'au-delà pour apercevoir l’espace d'un très court instant les effroyables, les monstrueuses créatures de ces lieux.

Medvih avait enfin trouve l'arme absolue qu'il avait tant cherchée…

Fermement décidé de à se rendre maître d'Azeroth. Medvih se servit des connaissances que Tirisfal lui avaient transmises pour conclure un arrangement avec le Sorcier Gul'dan le plus puissant des seigneurs régnant sur le monde sombre et sanguinaire qui hantait ses visions. Communiquant avec Gul'dan grâce à des transes profondes et des projections astrales, Medvih prétend qu'un tombeau antique est enfouis sous les flots renfermant un pouvoir défiant l'imagination. Sargeras, le Seigneur des Démons qu’il avait vaincu à l'issu d'un terrible duel huit cents ans plus tôt était bien dans ce tombeau. Il me paraissait toutefois impossible de savoir si ce sépulcre renferma tous les pouvoirs de Sargeras ou seulement sa dépouille. Je l'ignorais moi-même. Pourtant la seule idée de pouvoir posséder les pouvoirs d'un Seigneur des Ténèbres suffisait à l'insatiable Gul'dan pour accepter le marché de Medvih.

Medvih proposait de révéler à Gul'dan la position du Tombeau qui mettrait le monde à ses pieds. Medvih réclama en échange l'anéantissement total de ceux qu'il estimait être les seuls susceptibles de s'opposer à son irrésistible ascension les habitants du grandissime Royaume d'Azeroth.

Ainsi, en l'an de grâce 583, Medvih ouvrit la première de ses portes artificielles os entre le royaume lumineux l'Azeroth et le monde sanglant des orcs. L'heure du trépas approchait pour moi je décidai pourtant de rendre visite à Medvih en sa tour mystique dans l'espoir de le dissuader d'emprunter un chemin qui à coup sûr mènerait à sa perte. Hélas, tous les pouvoirs qui autrefois furent ceux du bon Tirisfal étaient pervertis en lui, et mes prières furent impuissantes J'eus beau employer toute l'énergie qui restait à mon corps vieilli, je lui avais cédé tous mes pouvoirs depuis si longtemps qu'il me domina facilement avant de me chasser hors de sa vue.

Gul'dan - war3L'arrivée de Gul'dan et de Blackhand, Seigneur de la guerre de la Horde marqua le début d'un conflit qui a déchirer le Royaume d'Azeroth pendant près de cinq années. Les champs auparavant si fertiles du Royaume furent saccagés par les sauvages armées des Orcs. À leur départ, Azeroth n’était plus qu'une immense friche. Mais Medvih, aussi habile et rusé qu'il fut ne vécut pas assez longtemps pour voir son projet se réaliser. De vaillants soldats azerothiens avaient pris d'assaut sa tour secrète et occis mon fils dans la salle même où il avait conclu avec la Horde le pacte qui scellait la chute d’Azeroth. Le grand Seigneur de la guerre Blackhand périt lui aussi peu avant de triompher, trahi par son vassal, Orgrim Doomhammer.

Le peuple d Azeroth subit lui aussi une très lourde perte lorsque son souverain, le juste et bon Roi Liane, perit lors du siège du Fort de Stormwind qui tomba par la suite aux mains de la Horde des Orcs. Jamais les survivants du désastre n'auraient gardé la vie sauve et fuit leur patrie si Anduin Lothar, Chevalier errant de la Confrérie du Cheval et héros de guerre n'avait guidé vaillamment leur exode.

Medvih et ses sortilèges n'étaient plus. Cependant, des centaines d'Orcs continuaient chaque jour de pénétrer le territoire des hommes en empruntant la Porte. Blackhand mort, Orgrim ne tarda guère a s'emparer du centrale du clan de Blackrock, le plus puissant des clans de la Horde Gul'dan le tristement célèbre Sorcier et le chef du clan de Stormreaver laissèrent les autres se disputer sur les clans restants. On raconta qu'ils etaient occupés à appareiller un gigantesque vaisseau pour partir en quête du Tombeau de Sargeras. Rend et Maim, tous deux également redoutables, décidèrent de contester au félon Doomhammer la domination de la Horde. Malgré les luttes qui déchirent la Horde, il ne fait aucun doute que toutes les factions s'uniront derrière Doomhammer afin de pourchasser sans répit les renégats d'Azeroth, et ce quelle que soit la route que ceux-ci décideront d'emprunter...

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La suite  (Histoire) posté le jeudi 29 décembre 2005 11:24



WarCraft - La montée du Conseil des Ombres

C’est avec la fureur d’un ouragan, que nous nous abattîmes sur les terres de Dranei, dévastant et détruisant tout sur notre passage. Aucune vie ne fut épargnée. Aucune bâtisse ne fut laissée debout.
Rouges du sang des Draneis étaient les champs qu’ils avaient cultivés depuis cinq mille ans. Apre était l’odeur dégagée par les corps de leurs jeunes guerriers brûlés vifs sur les feux de joie célébrant notre victoire.
Ainsi mourut le peuple Dranei qui finalement avait toujours fait preuve de faiblesse. Il ne méritait guère l’application que nous avions mise à l’exterminer. L’aisance avec laquelle nous avions remporté cette victoire éclatante ne faisait qu’accentuer leur infériorité...

Ainsi en fut-il toujours pour mes semblables. Le penchant des masses pour la brutalité et la barbarie est aisément manipulé par ceux qui détiennent le vrai pouvoir. C’est bien le pouvoir qui fait avancer la Horde, cette formidable machine de destruction. Certains pensent être les détenteurs de ce pouvoir et rallient d’autres clans sous la bannière de la violence. Pourtant, en l’absence d’un adversaire commun, il ne reste aux chefs des orcs qu’à se battre entre eux. C’est la soif de destruction qui anime ces barbares. Il n’est pourtant qu’une et une seule motivation honorable : le pouvoir.

Moi, Gul’dan, maître de tous les Sorciers et Initiateur du septième cercle du Conseil des ombres, connaits mieux que quiconque le sombre et ardent désir que peut inspirer le pouvoir, le pouvoir absolu.
Les Chamans de mon clan m’enseignèrent dès le plus jeune âge les arcanes de la magie des orcs. Je canalisais les froides et maléfiques énergies de l’Enfer sinueux avec aisance et naturel. Mes dons me valurent rapidement d’être remarqué par les autres Chamans. Très vite je compris que Ner’zhul lui-même, le plus puissant de mes maîtres enviait mes pouvoirs qui ne cessaient de s’affirmer. Mes ambitions surpassaient celles de mes pairs aussi bien que celles de mes maîtres, car je n’ignorais pas que leur champ de vision était limité par le dévouement qu’ils portaient à la Horde et à son avenir. Je n’avais que faire pour ma part des mesquines querelles des orcs. Je n’avais que faire de ce monde que nous dominions entièrement. La seule chose qui m’importait était d’appréhender les mystères insondables des Ténèbres de l’au-delà. J’avais déjà en secret entrepris d’explorer des énergies dont mes précepteurs ne soupçonnaient pas même l’existence.

Sorciers - Nécromanciens - WarCraft III

C’est alors que je découvris le Démon Kil’jaeden. J’avais pour son insensible et glaciale fureur une admiration sans limite. Assister à la démonstration de ses pouvoirs suffisait presque à me consumer. Furtivement, lors d’un cauchemar fébrile qu’il m’avait envoyé, je touchais du doigt l’essence de l’au-delà. Je fus alors littéralement envahi par un désir inassouvi, la volonté de dompter la force des ouragans spirituels, l’envie de piétiner le cœur mourant des astres en fusion. Sous la tutelle de Kil’jaeden je pris conscience de l’insignifiance de mon propre savoir. Je pris connaissance de l’histoire insoupçonnée des Démons antiques, des dimensions magiques primitives. J’appris l’existence de mondes inconnus, innombrables poussières dispersées dans les ténèbres par delà nos horizons. Seul un être de mon envergure pouvait envisager de mener la Horde à la conquête de ces mondes nouveaux. Cependant que mon corps restait aux côtés de mon peuple sur les terres écarlates et noires des Dranei, j’apprenais à projeter mon esprit dans les abysses de l’Enfer sinueux, poussé jusqu’aux limites de la démence par les murmures confus que je percevais. Il me semblait que je courais vers une mort certaine, je répétais pourtant inlassablement ces voyages jusqu’au jour où, libéré totalement de ma substance corporelle, je compris le sens des paroles chuchotées...

Je pus enfin parler à la mort...
La religion des orcs est depuis toujours fondée sur le culte des ancêtres. Alors que tous les orcs de la Horde étaient persuadés que leurs aînés veillaient sur eux et les guidaient depuis les profondeurs d’un royaume de l’au-delà, je tenais pour ma part ces croyances pour des légendes sans fondement réel. Je découvris en pénétrant l’Enfer sinueux que l’esprit des morts continue en effet son voyage, et vagabonde, flottant aux vents des astres de l’entre-deux mondes. Je constatai que les esprits continuaient après leur mort d’observer leur clan en silence, dans l’espoir de trouver un jour une échappatoire à leurs tourments éternels. Je compris alors que ces esprits pourraient être utiles à celui qui saurait leur imposer sa volonté. Les années passèrent. Kil’jaeden avait fait de moi le plus puissant des Sorciers que les clans aient vu depuis des générations. J’étais un chef très respecté au sein de la Horde, mais comme toujours, de fortes tensions opposaient les clans. Les Dranei anéantis, les fous de guerre n’avaient plus rien à se mettre sous la dent.

Après des siècles de guerres et de violence, nous avions fini par conquérir la totalité de notre monde. L’anarchie régnait désormais sur les clans qui n’avaient plus ni ennemis à combattre ni territoires à conquérir.
Le moindre désaccord entre deux clans se réglait par de violentes batailles pour se terminer dans un bain de sang. Les chefs qui se risquaient à prendre les choses en main ne tardaient guère à se faire occire par une escouade d’orcs.

Je sus que le moment était venu pour moi de revendiquer le pouvoir que j’avais si longtemps négligé. Je m’empressais de rassembler les rares Sorciers qui avaient fait preuve d’une once de passion et montré qu’ils possédaient l’ambition de s’élever au-dessus des querelles mesquines des clans déchirés. Je transmis à ces seuls Sorciers la connaissance des morts et leur inculquais les secrets rituels de communion avec les esprits de l’Enfer sinueux. Certains d’entre eux, incapables de maîtriser pareils pouvoirs, ne purent y survivre. Ensuite un pacte fut conclu entre les membres de notre cercle et les esprits des ténèbres que nous avions appris à invoquer. Il fut décidé que mon rôle consisterait à manipuler les volontés, alors que les autres Sorciers seraient protégés contre les caprices des masses assoiffées de sang.
Ainsi naquit le Conseil des ombres.

Conseil de l'ombre

Il suffit de quelques mois pour que le Conseil des ombres infiltre les institutions politiques des orcs. Rien de ce qui survenait au sein de la Horde ne nous était inconnu, et de nombreux événements étaient de notre fait - si intelligemment planifiés que les chefs des clans eux-mêmes ignoraient tout de nos manipulations. En six mois nous avions atteint le contrôle total de tous les rouages internes de la Horde. Pourtant, derrière nos machinations secrètes se profilait l’ombre du silencieux et odieux Démon Kil’jaeden. Dans le dessein d’élargir nos pouvoirs surnaturels, je créais une nouvelle école de magie, la nécromancie, et commençai à former de jeunes Sorciers aux arcanes de la vie et de la mort. Une nouvelle fois sous la tutelle du Démon Kil’jaeden, ces Nécrolytes se plongèrent dans les abîmes de la magie noire jusqu’à ce qu’ils aient acquis assez de pouvoir pour animer et contrôler les cadavres. Chaque victoire, chaque succès pourtant, laissait en moi un vide que je ne pouvais combler. Je réalisais alors que le Conseil des ombres ne pourrait servir mon dessein que dans une certaine mesure, et qu’il me faudrait bientôt conquérir force plus puissante encore pour réaliser notre destinée.

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La suite  (Histoire) posté le jeudi 29 décembre 2005 11:26

La maîtrise des forces
Medivh et Blackhand

WarCraft III

Tout se déroulait pour le mieux au sein de la Horde. Le Conseil des ombres était parvenu à pacifier les clans belliqueux en leur faisant miroiter la promesse d’une vie éternelle. Pourtant je savais que le répit ne serait que de courte durée, comme le fut celui que nous avait apporté la guerre contre les Dranei. Il me fallait trouver de nouvelles terres de conquête pour les orcs. Une nuit alors que je consacrais mes méditations à cette question, je fus brusquement tiré de ma contemplation par des cris qui venaient de la tour des Sorciers. je m’empressais de les rejoindre, et trouvais mes apprentis prostrés, enfermés dans de profondes transes, le visage déformé par la douleur. Les Sorciers que je questionnais fébrilement me contèrent qu’une inexplicable présence avait troublé leurs rêves. Je repris le chemin de mon antre, très intrigué : pourquoi donc cette étrange créature qui avait communiqué avec les autres Sorciers n’avait-elle pas tenté d’entrer en contact avec moi ? Je me tournais vers Kil’jaeden pour me renseigner sur cette présence. Il avait lui aussi ressenti son pouvoir : un pouvoir qui surpassait de loin tout ce qu’il avait connu jusque là. J’ignore si c’était la peur que cette force inspirait à ce Démon funeste ou ma propre excitation qui me poussait à explorer sans but les méandres de l’Enfer sinueux pendant ce qui me semblait être une éternité. C’est dans la fièvre de mon voyage que la Présence finit par entrer en contact avec moi. La force qu’elle irradiait était inouïe, mais il lui manquait le contrôle inflexible dont Kil’jaeden faisait montre. A mesure que je retrouvais mes sens, ma peur s’évanouissait, et mon esprit retournait à la raison et aux calculs. Je savais que malgré son pouvoir inimaginable, il me suffirait de deviner les désirs de cette force pour l’asservir à mon propre projet. La Présence déclara être un Sorcier nommé Medivh et venant d’un monde lointain. Nous communiquions sans mots, mais par une réunion vigilante de nos deux esprits. Son savoir me parut infini, mais la diligence de ses pensées m’empêchait de l’explorer. Dès le début je compris qu’il me mettait à l’épreuve, tout en cherchant à en savoir plus sur les orcs et leur magie. Il tirait de moi plus de renseignements que je ne pourrais jamais en obtenir de lui, c’est pourquoi très vite, je rompis le contact. J’implorais une fois de plus Kil’jaeden pour lui demander conseil, mais il refusa de répondre à mes incantations. Je compris qu’il craignait Medivh, et que cette peur l’avait poussé à abandonner son enseignement. Je fus à nouveau plongé dans le doute à propos de mes compétences. Comment pourrais-je lutter contre un être qui avait intimidé mon maître lui-même ?

Medhiv - Le Gardien

Pendant plusieurs semaines je continuais de me perdre dans l’Enfer sinueux, incapable d’oublier les raisons de mon trouble et de mon questionnement.
Puis soudain, une nuit, Medivh m’apparut en rêve...
"Je t’effraie car je dépasse ton entendement. Contemple mon univers.
Tu comprendras alors ta peur. Et elle s’évanouira."
Je ne pus résister à ce qui s’ensuivit...terres arides,...sombres marécages, fourmillant de vie,...prairies verdoyantes à perte de vue,...forêts d’arbres majestueux,...cultures et récoltes en abondance,...villages peuplés d’individus vaillants et fiers...

Les images affluaient, se succédant à un rythme effréné, trop rapide pour les discerner. Et puis...cette chose. Une vision fugace, qui allait dans mon âme engendrer un trouble durable, ...enfoui au plus profond de l’océan ; ruines sombres - un souffle de vie persiste...nourri par le sang de la terre...un pouvoir antique,...ancien et terrible...

Je m’éveilla. Je repris conscience, sachant que mon songe était bien réel. Medivh m’avait montré les merveilles de son pays, sachant que la Horde n’aurait de cesse de faire sien ce nouveau monde...
Je convoquais alors une réunion avec les membres du Conseil des ombres pour évoquer mes visions. Certains mirent en doute les bonnes intentions de Medivh, mais je rétorquais que nous tenions là une chance inespérée d’échapper au confinement de notre monde. Nous allions demander l’aide de Medivh pour parvenir jusqu’à son monde. Nous soumettrions ensuite les siens de la même manière que nous avions jusqu’ici vaincu tous ceux qui s’étaient trouvés sur notre chemin. Medivh était apparu à de nombreux Sorciers qui avaient eu les mêmes visions d’un pays neuf et fertile. Nous convînmes pourtant de ne pas ébruiter l’énigmatique message. Tous les Sorciers qui firent ce rêve furent occis ; il importait de ne pas révéler le secret avant que tout ne soit prêt pour éviter que la Horde ne se divise.

Les semaines passèrent et Medivh ne se manifesta point.
Vaines furent mes tentatives pour entrer en contact avec lui. Il semblait s’être volatilisé de l’Enfer sinueux. Certains des membres du Conseil avaient abandonné tout espoir de revoir un jour l’enchanteur..
...Puis la faille apparut...
Il fallut attendre un temps considérable pour que la faille soit assez large pour autoriser le passage des orcs en masse.
Les premiers éclaireurs envoyés de l’autre côté revinrent rendus presque déments par tout ce qu’ils avaient vu. Notre détermination restait entière malgré ces premiers échecs. Les envoyés qui suivirent nous confirmèrent que le monde de l’autre côté paraissait correspondre à celui qui nous était apparu dans nos visions. En ajoutant aux pouvoirs des membres du Conseil des ombres ceux des clans de Sorciers de la Horde, nous pûmes aisément élargir la faille jusqu’à en faire une Porte. Grâce à cette porte, de très nombreux orcs purent être dépêchés vers le pays inconnu. Rapidement un avant-poste fut construit de l’autre côté de la faille, et des soldats partirent reconnaître et explorer les alentours. Les agents du Conseil des ombres nous rapportèrent bien vite que les habitants de cette contrée que l’on nommait Azeroth
étaient des Humains. Ils avaient découvert que la race des Humains était faible, qu’il s’agissait d’un peuple pacifiste et rural vivant de ses cultures. J’en conclu d’abord qu’ils n’opposeraient pas plus de résistance que ces pitoyables Dranei, et que les combats n’occuperaient guère les orcs de la Horde. Mais déjà, les chefs des clans étourdis par leurs pulsions sanguinaires et belliqueuses avaient pris la décision de quitter notre vieux monde et de réclamer le domaine d’Azeroth.

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Alors que le Conseil des ombres continuait de contrôler les luttes intestines de la Horde, les masses continuaient de voir en leurs chefs de véritables meneurs. Deux des chefs de clans se distinguaient par le respect et la terreur qu’ils inspiraient aux autres clans. Il s’agissait de Cho’gall, Ogremagie du clan de Twilight’s Hammer et de Kilrogg Deadeye du clan de Bleeding Hollow. On attendait de ces grands chefs qu’ils prennent le commandement de la Horde et la mènent vers une victoire rapide et radicale sur les Humains. Ainsi, alors que les troupes de la Horde avançaient en direction de la faille d’Azeroth, Cho’gall et Kilrogg tiraient les plans de leur incursion contre la forteresse de Stormwind. Cet assaut fut une véritable catastrophe. Nos armées, prévoyant de ne se heurter qu’à une très faible résistance, avaient chargé la forteresse ennemie de front. Les soldats Humains nous étonnèrent en tenant nos armées en échec. Puis ils lancèrent sur nos troupes des guerriers montant des bêtes nerveuses et musclées. Nous fûmes forcés de nous replier vers les marécages entourant notre avant-poste et la Porte. Il fallut pour nous sauver invoquer les aveuglantes brumes de l’ombre.

Cette défaite totale et humiliante sema le plus grand trouble au sein de la Horde. Cho’gall et Kilrogg invoquaient chacun l’incompétence de l’autre pour justifier leur déroute. La troupe des orcs fut rapidement divisée en deux groupes soutenant chacun un des deux chefs. Le Conseil des ombres cherchait désespérément à remédier à cette situation qui inévitablement se terminerait dans un bain de sang. Mais les orcs sont des créatures instables qu’il est extrêmement difficile de raisonner. Je compris alors combien il était nécessaire qu’un homme fort prenne la tête de la Horde, et y reste, pour rassembler les divers clans autour de lui. C’est ainsi que pour la première fois j’entendis parler de Blackhand le destructeur...

Blackhand, chef du jeune clan Blackrock et assaillant de l’armée de Sythegore, inspirait le respect de la plupart des orcs de la Horde. Plus important encore, il était fort avide, ce qui le rendait très corruptible. Soutenu par le Conseil des ombres, je fis de l’ambitieux Blackhand le Seigneur de la guerre. Il faut dire à sa décharge qu’il devint un chef tyrannique et terrible que pourtant ses guerriers admiraient. La Horde toute entière et tous les chefs de clan rallièrent Blackhand et acceptèrent son commandement. Cependant, moi, tapi dans l’ombre, je dictais politiques et agissements à Blackhand en employant invariablement chantage et corruption. Depuis la nomination de Blackhand à la tête de la Horde, l’ordre était revenu parmi les troupes des orcs. Le visage de Medivh m’apparut à nouveau, il me sembla contrôler moins bien son esprit, mais beaucoup mieux ses pouvoirs cette fois. Il mandait que la Horde détruise le royaume d’Azeroth, mais fasse de lui le souverain de son peuple. Medivh tenta, en m’offrant maints trésors et babioles, de me convaincre. Je lui rétorquais que la Horde était maintenant dans la place, que rien ne pourrait la persuader de faire selon le désir de Medivh. Son visage alors esquissa un sourire railleur avant de faire apparaître l’image d’un tombeau antique sur lequel était gravé le nom du Seigneur des démons, Sargeras.
Le
Tombeau de Sargeras !

Le Seigneur des démons lui-même, le maître de mon propre maître enseveli en ce monde grotesque et pathétique ! La destinée m’avait donc élu moi et nul autre...En effet, Kil’jaeden m’avait appris que ce Tombeau perdu renfermait le pouvoir absolu : un pouvoir qui ferait de celui qui le contrôlerait un dieu vivant. Medivh jura alors de révéler la position du Tombeau si j’acceptais d’utiliser les troupes de la Horde pour anéantir ses ennemis... C’est ainsi que la Horde des orcs partit en guerre contre le royaume d'Azeroth. La Première Guerre de l'ascension des orcs. Nous prîmes aux Humains les terres d’Azeroth, réduisant à néant tout ce que nous voyions. Garona, ma tueuse dévouée, moitié orc, exécuta pour moi le souverain d’Azeroth, le roi Llane, avant de m’apporter son cœur encore chaud et palpitant. La Horde avait maintenant conquis la domination d’Azeroth et vaincu les pitoyables vermisseaux qui défendaient ce royaume, pourtant, mes propres projets étaient bien menacés. En effet, un petit groupe de guerriers Humains s’était introduit dans la tour de Medivh pour provoquer le Sorcier dément en combat direct. Frappé, déchiré en son corps par les coups des glaives d’Azeroth, Medivh me fit parvenir à travers les sphères astrales des ondes télépathiques criant sa douleur. Malgré ma force et mes défenses, je fus moi-même atteint. Je tentais d’atteindre l’esprit du Sorcier pour lui extirper la position du Tombeau de Sargeras, malheureusement le Sorcier périt sous les coups des Azerothiens avant que je ne pus dérober le précieux secret.

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Comme je visitais encore son esprit à l’instant de sa mort temporelle, je subis moi aussi un violent contrecoup psychique qui me plongea dans un état de catatonie profonde. Pendant des semaines je restais étendu, inerte, dans un état proche de la mort. Mes fidèles Sorciers veillaient sur moi. Je finis par m’éveiller pour apprendre que le pouvoir avait changé de mains au sein de la Horde. Blackhand avait été assassiné. Privé de mes pouvoirs magiques et de mes conseils, Blackhand s’était laissé surprendre, il était tombé dans le piège que lui avait tendu le plus fort et le plus respecté de ses généraux : Orgrim Doomhammer. Orgrim ne tarda pas à asseoir son pouvoir. Il justifia son acte en accusant le Destructeur de n’avoir pas été à la hauteur de sa tâche, et appuya ses affirmations sur de faux témoignages qu’il avait orchestrés. La main du destin venait de me porter un coup terrible. Orgrim se mit en tête d’explorer les moindres rouages internes de la Horde, ne tolérant aucun point sombre. Ses espions réussirent à prendre en capture Garona, ma fidèle servante. Ils lui firent subir les pires tortures, la forçant à leur révéler l’existence et le lieu du repaire du Conseil des ombres. J’ignorais qu’elle fût si faible. Sentant que le Conseil des ombres pourrait l’empêcher de prendre le contrôle de la Horde, Doomhammer mena ses guerriers vers ma Citadelle située non loin du Fort de Stormwind. Les Sorciers que cette offensive prit par surprise tentèrent de repousser la Horde aussi longtemps que leurs sorts le leur permirent. Les assaillants ne leur laissant aucun répit, ils ne purent renouveler leur énergie et durent céder à la rage d’Orgrim. Doomhammer sortait victorieux de cette bataille. Les Sorciers qui avaient survécus furent convaincus de traîtrise, et exécutés sur la place publique, ce qui affaiblit ma position autant qu’elle renforça la sienne... On me mena jusqu’à Orgrim, et je fus soumis à maintes questions concernant mon implication dans le Conseil des ombres.

Affaibli par le contrecoup que m’avait fait subir la mort de Medivh et par le combat que j’avais mené au côté de mes compagnons, je n’étais pas en position forte, je ne pouvais en aucun cas prétendre représenter un danger, ou même une menace pour Orgrim. Il me fit clairement comprendre qu’il contrôlait entièrement la Horde, et qu’il ne se laisserait pas manipuler aussi aisément que son prédécesseur. L’éclat de son regard et le bronze de sa musculature confirmaient ses dires, mais je refusais de m’avouer vaincu. Alors qu’il semblait prendre le dessus dans notre entrevue, je lui rappelais que tous mes semblables avaient péris, et que j’étais par conséquent le dernier Sorcier de la Horde. Orgrim, que sa victoire rendait imprudent admit que je pourrais lui être utile, et m’accorda sa "grâce". En mon for intérieur, je fis serment de lui faire ravaler un jour ces paroles condescendantes.

Le Seigneur de la Guerre ne pouvait oublier sa méfiance à mon égard, je réussis pourtant à le convaincre que certains de ses guerriers prévoyaient de rejoindre les fils de Blackhand et de se révolter. Ces accusations étaient fausses, mais Orgrim soupçonnait déjà Rend et Maim, il s’empressa donc de disperser l’escouade des prétendus traîtres dans les différentes troupes Grunt. Je fis la promesse d’offrir à Orgrim, en gage de ma "loyauté" envers lui et la Horde toute entière, une unité de chevaliers morts-vivants qui lui seraient entièrement dévoués. Doomhammer ne me faisait guère confiance, mais l’idée le séduisait tant qu’il m’autorisa à me retirer pour créer cette terrible armée. Mes pouvoirs et l’assistance de mes Nécrolytes ne suffisaient pas à ressusciter ces masses sans vie. Ces serviteurs ne m’apportaient ni force, ni réussite. Je compris alors que leur esprit était consentant mais que leur corps était faible. Je décidais de les mener vers un autel grandiose fait de bois d’arbre de fer et de racines maléfiques.

Je me livrais au pied de cet autel à des incantations de magie noire, et pris la vie de chacun d’entre eux. Le sacrifice des Nécrolytes allait nourrir la création du parfait serviteur mort-vivant. Faisant appel aux rares contacts utiles que j’avais gardés au sein de la Horde, je fis l’acquisition de cadavres des Chevaliers d’Azeroth occis depuis longtemps. J’instillais dans ces corps décatis et décomposés l’essence spirituelle des membres les plus illustres du Conseil des ombres, ravis de revenir dans les sphères mortelles pour semer une fois encore malheur et dévastation. J’équipais chacun de ces sombres chevaliers d’un bâton orné de gemmes qui les aiderait à diriger les pouvoirs surnaturels sur leurs cibles. Ces pierres renfermaient la magie brute et nécromantique des Nécrolytes que je venais d’occire.
Ainsi naquirent les
Chevaliers morts-vivants.

Chevalier de la mort

Ces Chevaliers remplissaient de joie le cœur d’Orgrim Doomhammer. Les esprits des membres du Conseil des ombres, tout en restant entièrement dévoués à ma cause feignaient d’être soumis au Seigneur de la guerre. Satisfait de mon œuvre, Orgrim me laissa vaquer en paix à mes occupations. Je saurai être patient, j’attendrai mon heure, feignant servitude et loyauté envers ce présomptueux parvenu. Le moment venu il saura qui de nous deux était le plus fort. La volonté de découvrir le Tombeau de Sargeras ne m’a point abandonné. J’ai rassemblé sous ma bannière le clan de Stormreaver qui me soutiendra quand il sera temps de faire payer Orgrim pour les forfaits qu’il me fit subir... Ce jour approche, mais Orgrim Doomhammer n’a nulle idée du destin qui l’attend, car moi, Gul’dan...incarnation des forces des Ténèbres, saurai assouvir ma vengeance.


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